Riddim Collision - Report
Le Festival Riddim Collision s’est tenu à Lyon du 28 septembre au 2 octobre. Report par l’équipe du festival…
“Riddim Collision, un nom évocateur, un symbole d’incessant défrichage sonore qui a pris tout son sens en cette onzième édition.
Un triptyque hétérogène, avec comme fil conducteur l’univers électronique, qui aura fédéré plus de 6 000 festivaliers cette année.
Rappelons nous le jeudi, la superbe performance des Von Magnet, brûlant les planchers amplifiés de leurs chorégraphies enivrantes; l’univers singulier des Orka, fresque rageuse rythmée aux sons des clés à molettes, scies circulaires et autres instruments saugrenus, l’offensive sonore des finlandais de Pan Sonic, ou la chaleur du monde mécanique de Pierre Bastien.
Le vendredi, joué à guichets -quasi- fermés, aura dûment rempli sa tâche, invitant tant les rootsmen que les dubbers des temps modernes à se dandiner frénétiquement sur des lives haut en couleur : le soundclash made in Jamaïca d’un côté, avec un Martin Campbell abreuvant le public de ses lyrics envoûtantes, Aba Shanti I et ses rythmiques dubwise répondant sur l’autre scène au novo dub dévastateur des High Tone, devant une foule compacte et hypnotisée. Sans oublier les découvertes, les écossais Mungo’s Hifi irradiant le public de leurs basses puissantes, ou les rennais de Stand High Crew et leur dubadub ultra dansant.
Après cette soirée houleuse où les plus téméraires auront contemplé un lever de soleil bien mérité, rien de tel que de l’électro et du hip-hop pour finir en apothéose le festival.
Devant deux plateaux dantesques, difficile de lutter. Seul remède, se laisser happer par le flow supersonique de Bleubird ou de K The I???, le hip-hop old school d’Oddateee, le grime de Ben Sharpa, ou les rythmiques entêtantes des Under Kontrol, qui auront fait carton plein ce soir là.
Sur la scène électro, la tension monte crescendo; Likhan ouvre le bal avec son downtempo très organique, précédant le physicien Pole puis Harmonic 313, qui, fidèle à ses principes, aura concocté un set dubstep possédé, dévastateur. Si-Begg quant à lui, transcendant les genres, harangue une foule massive de ses bombes électro, invite les plus rétifs au dancefloor, et incite avec brio le travail de Bogdan Racynski et de Zôl, qui achèveront la soirée -et ses protagonistes- dans une ambiance sulfureuse et décomplexée, entre IDM et breakbeat.
Et merci à l’équipe des Pink Ponk, qui pour leur deuxième apparition sur le festival, auront largement rempli leur mission, avec une scène où chacun se retrouvait devant le feu des projecteurs, le temps d’une chanson, kitch bien sûr.”
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